Apprendre à écouter sans jugement.

Deuxième partie : Juger ou ne pas juger, là est la question!

Webcoachs vous présente une série de trois articles sur l’écoute et son importance dans la communication. Cette série d’articles est le fruit d’une collaboration avec Françoise Daigle de l’école Sankalpa, collaboratrice coopérante avec Webcoachs.

Dans la première partie de cet article, je vous indiquais que, pour bien écouter, il faut d’abord savoir s’écouter soi-même.

Peut-être avez-vous tenté de pratiquer cette posture intérieure de silence que je vous ai décrite?

Toute une armée de préoccupations, futiles ou très importantes, se sont alors certainement bousculées dans votre esprit. J’ai mal au dos. Que fait mon conjoint en ce moment? Qu’est-ce qu’on mange pour souper? J’espère que j’ai bien tout ce qu’il faut dans ma valise pour la fin de semaine. Et puis : Ah, je ne suis pas capable de me concentrer, je n’arriverai jamais à faire comme il faut!

Vous entendez sans aucun doute ce dialogue intérieur à longueur de journée, sans vraiment vous y arrêter. Ce bavard invisible dans votre tête n’arrête jamais. C’est ainsi pour chacun d’entre nous. Le point suivant, c’est de prendre la résolution de le laisser faire et de ne pas vous y arrêter. Tenez-vous le pour dit : vous n’en viendrez jamais à bout. Qu’il cause. Vous restez intérieurement en retrait, et vous le laissez dire.

Puis, en toute conscience, vous décidez de ne pas le juger. Laissez-le courir. Il n’y a aucune conséquence.

Ce faisant, curieusement, nous nous rendons compte que le bavard se calme. On dirait que plus on lui laisse de champ, moins on place le focus sur lui, plus il ralentit. En fin de compte, vous prenez de la distance vis-à-vis vous-même, et souvent, un espace de tranquillité s’installe doucement.

Je m’écoute

C’est dans cet espace que vous écoutez le mieux. De cet endroit intérieur, vous êtes capable d’entendre l’autre et aussi de vous entendre vous-même, en même temps.

Vous est-il arrivé de juger quelqu’un qui vous raconte quelque chose, et de prendre conscience que vous le jugez? Vous vous dites, bon, je n’aime pas ce qu’il raconte et il me tombe sur les nerfs, ce type. Oh! Ce n’est pas correct de juger car c’est bien ce qu’on nous a appris, n’est-ce pas?

Eh bien, cessez de vous juger vous-même de juger! Laissez tomber tout cela. Prenez note de cette inclination intérieure : tiens, je juge cette personne, et passez à autre chose. L’important n’est pas que vous le jugiez. L’important est que vous êtes libre de décider si vous allez laisser ce jugement vous dicter la suite des choses ou pas.

Je t’écoute

Ainsi, dans votre pratique d’écoute, vous deviendrez à même de mieux vous entendre de façon bienveillante et sans désir de vous contraindre.

Cela vous permettra de faire une chose très intéressante : de permettre à la personne devant vous de faire de même.

Plutôt que de tenter de faire taire le bavard intérieur pendant que vous tentez d’écouter, vous êtes tranquille à le laisser bavarder pendant que vous, vous écoutez. Et vous pouvez, au fur et à mesure, choisir ce qu’il est pertinent de retenir ou de mettre de côté, ce qu’il est important de communiquer ou non.

Vous n’êtes plus en train de vous projeter, vous n’êtes plus en train de jouer ce personnage de sage qui écoute; vous êtes là, tout simplement. Dégagé de vos contraintes, dans un espace de disponibilité sereine qui n’attend rien. Comment ça se terminera? Vous n’en savez rien et c’est très bien ainsi.

Abandonnez vos attentes envers vous-même et envers votre interlocuteur. Laissez le champ libre. S’installeront le silence ou autre chose, l’émotion ou non. Vous prendrez peut-être conscience à quel point vous êtes attaché au résultat attendu de cette séance d’écoute? Plus vous abandonnez toute attente, et plus l’écoute sera libre et rendra ouverts tous les possibles.

Des surprises risquent de surgir! Êtes-vous prêt?

Françoise Daigle
École Sankalpa

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